3 graphes sur l’allure de l’économie française

Retrouvez l’article sur le blog de Philippe Waechter, en cliquant ici La croissance de l’économie française a été de 0.4% sur l’ensemble de l’année. C’est la 3ème année consécutive que la croissance annuelle est de 0.4%. On peut être plus précis en indiquant que la rupture a eu lieu au premier trimestre 2011. Depuis cette date l’activité augmente de 0.4% en taux annualisé. C’est peu. L’acquis pour 2015 est très réduit à la fin de 2014: seulement 0.2%. C’est pour cela que le chiffre de croissance attendu pour 2015 ne peut pas être franchement très au-delà de 1%. L’économie française part…

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Quand nos économistes se sont perdus dans la pharmacopée de leurs idées…

Vous vous rappelez certainement de cette fameuse bande dessinée d’Astérix : Panoramix, c’est le druide du village d’Astérix, pour lequel il prépare la potion magique. Rigoureusement tenue secrète, celle-ci donne une force exceptionnelle pendant un certain temps à celui qui la boit…mais malheur à celui qui demande la mauvaise recette car elle peut devenir une lotion capillaire extrêmement puissante qui fait pousser rapidement barbes et cheveux sans arrêt (Astérix le Gaulois), une potion rendant léger comme l’air celui qui en boit (le Combat des Chefs), un antidote et un antipoison (Astérix et Cléopâtre, Astérix chez les Helvètes) ou finalement un revitalisant…

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La situation économique en France

La croissance française a été confirmée à 0 % au 2e trimestre 2012 (-0,14 % en taux annualisé). Sur un an, sa progression est de 0,25 % et l’acquis pour 2012 à la fin du 2ème trimestre est de 0.15%. Ce chiffre est à comparer avec la progression de 1,7 % constatée en 2011. On observe que depuis un an, le niveau du PIB est étale. La reprise qui avait été constatée à partir du printemps 2009 s’est arrêtée. Le niveau du PIB s’écarte de façon significative de la tendance calculée sur la période d’avant crise. Dans la décomposition et…

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L’ère de la répression financière

Réduire la dette publique n’est pas facile. Il y a quatre moyens : faire de la croissance, ce qui est le plus sain ; rééquilibrer recettes et dépenses budgétaires ; faire défaut sur sa dette ; et faire de l’inflation, ce dernier moyen réduisant la valeur réelle de la dette en proportion du PIB. La navigation entre ces quatre moyens est malaisée : encourager la croissance a un coût budgétaire ; restreindre le budget se paie en croissance jusqu’à, dans le cas présent de la Grèce, alourdir encore le poids de la dette ; le défaut et l’inflation ne sont…

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Le doux péché du déficit budgétaire

Un petit regard en arrière sur le déficit public français. Le graphique qui suit reporte sur longue période, de 1989 à 2006, la charge d’intérêts du budget de la France, ainsi que son solde primaire (i.e. le solde budgétaire avant la charge d’intérêts). Riche d’enseignements. On crédite le Général de Gaulle, appuyé de Pinay et Rueff, d’avoir rétabli les finances publiques françaises, mises à mal sous la IVe République (qui a dû gérer, bien mal, deux guerres coloniales coûteuses). En fait, l’excédent, i.e. un solde primaire supérieur à la charge de la dette, n’a existé qu’en 1959. Les choses se…

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