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La croissance de l’économie française a été de 0.4% sur l’ensemble de l’année. C’est la 3ème année consécutive que la croissance annuelle est de 0.4%. On peut être plus précis en indiquant que la rupture a eu lieu au premier trimestre 2011. Depuis cette date l’activité augmente de 0.4% en taux annualisé. C’est peu. L’acquis pour 2015 est très réduit à la fin de 2014: seulement 0.2%. C’est pour cela que le chiffre de croissance attendu pour 2015 ne peut pas être franchement très au-delà de 1%. L’économie française part d’un point bas.

On observe sur le premier graphe que le changement de tendance date premier trimestre 2011 – Il n’y a pas eu d’inflexion marquée depuis.

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La raison de ce changement brutal est la rupture sur la demande privée constatée au début de l’année 2011. Le consommateur et l’entreprise adoptent des comportements attentistes face à une cadre budgétaire, fiscal et social qui devient plus incertain. Il fallait réduire les déficits publics rapidement et profondément. Cela a créé de l’incertitude et des comportements contraints. Comme cela s’est appliqué à l’ensemble des pays de la zone, il n’y a pas eu d’échappatoire pour redynamiser l’activité via une impulsion extérieure.

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Le troisième aspect de la conjoncture française est le profil de l’emploi. La croissance de l’activité est trop faible pour engendrer une évolution soutenue de l’emploi. La comparaison des deux profils est cinglante. La croissance insuffisante engendre une réduction de l’emploi.
Si l’activité reprend en 2015 comme je l’anticipe alors le profil de l’emploi devrait être infléchi à la hausse, enfin et même si la croissance moyenne est de 1% pour l’ensemble de l’année.

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Dans tous ces éléments qui s’achèvent en 2014 on ne perçoit pas de signaux générateurs d’une dynamique plus forte en 2015.
Pourtant, je crois à une rupture à la hausse en 2015. Mais cela passera par les effets forts et durables de la baisse de l’euro, du prix du pétrole et des taux d’intérêt. Ces facteurs devraient dynamiser la demande et permettre d’avoir un profil plus soutenu que celui des 4 dernières années. Si cette hausse de l’activité est commune à l’ensemble de la zone Euro (car les sources d’impulsion seront les mêmes) alors le cycle pourra être encore plus porteur en 2016 et 2017.

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