Les Belles Histoires de la Finance spéculative – Les pharmaciens ne vendent pas encore de whisky.

Je n’attaque pas les banques et pour le prouver, notre histoire aujourd’hui expliquera pourquoi la banque classique est un métier de service public à ENCOURAGER.

Les différentes activités d’une économie se situent entre deux extrêmes :
– Les activités où l’on dépense un peu d’argent en espérant en gagner beaucoup. Beaucoup de gens les aiment, on peut les appeler les activités de spéculation ou de loterie ;
– et puis les activités inverses : on gagne un peu d’argent, mais on risque d’en perdre beaucoup. Il y a beaucoup moins de candidats mais c’est TRÈS nécessaire puisqu’on aide les autres à prendre des risques. C’est l’activité des banques traditionnelles et des assureurs. En effet, quand une banque fait un crédit, au mieux, elle va gagner le taux d’intérêt. Mais elle peut aussi perdre TOUT le crédit, s’il n’est pas remboursé. 
Comme ces activités de « preneur de risque » sont indispensables, banquiers et assureurs sont protégés par la collectivité.

Mais depuis une trentaine d’années, beaucoup de banques ont décidé de devenir « universelles », c’est-à-dire de développer à côté de leurs activités traditionnelles des activités de spéculation, complètement à l’opposé. Et la finance tourne à l’envers : toujours moins de crédit direct, toujours plus de spéculation…

Il n’est pas question d’interdire toute spéculation, comme il n’est pas question de prohiber toute vente d’alcool. Mais nulle part on ne laisse les pharmaciens vendre du whisky…

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